INFOS PRATIQUES
NOTRE VOYAGE : 6 jours du 9 au 14 juillet 2026 en Flandre, dont 180 km à vélo en 3 étapes, entre Anvers et Bruges via Termonde et Gand
OÙ : En Flandre, au nord de la Belgique, sur la Route des Villes d’Art
COMMENT S’Y RENDRE : En Eurostar depuis Paris, direct jusqu’à Anvers. Retour depuis Bruges via Bruxelles
LOUER UN VÉLO : Cyclant, gare centrale d’Anvers. Ouverture à 10h
QUAND Y ALLER ? On vous conseille de vous y rendre de fin avril à septembre
POURQUOI Y ALLER ? 3 villes immanquables, 180km de pistes cyclables à travers la campagne flamande… Tout y est pour passer une semaine parfaite !
ACCESSIBILITÉ : Retrouvez tout nos adresses sur notre carte Mapstr !
Quand on pense à la Belgique, on pense à Bruxelles, aux frites et aux canaux de Bruges. Rarement à une région entière qu’on peut traverser d’une ville d’art à l’autre. C’est pourtant ce que propose la Flandre, et c’est ce qui en fait, pour nous, l’une des destinations les plus faciles d’Europe quand on voyage en fauteuil roulant.
Anvers, Gand, Bruges. Trois villes classées, trois centres historiques, trois ambiances complètement différentes — et toutes les trois à moins d’une journée de vélo les unes des autres. Entre elles, la Route des Villes d’Art en Flandre : des voies cyclables larges, continues, et un dénivelé qui frôle le néant : 323 mètres cumulés sur 180 kilomètres. À titre de comparaison, la seule étape Bordeaux – La Réole de notre itinérance sur le Canal des Deux Mers en comptait 510 sur 77 kilomètres.
Nous avons fait ce voyage en juillet dernier. Six jours pour relier Anvers à Bruges à vélo, avec trois journées pleines passées dans les villes. Voici tout ce qu’on a testé et les deux ou trois choses qu’il faut vraiment savoir avant de partir.
La Route des Villes d'Art : l'itinéraire complet, et la portion que nous avons parcourue
Avant d’entrer dans le détail, une mise au point utile : nous n’avons fait qu’une partie de cette véloroute.
La Route des Villes d’Art est l’une des neuf véloroutes iconiques de Flandre. Elle relie Bruxelles, Louvain, Malines, Anvers, Gand, Bruges et Ostende sur environ 332 kilomètres, du cœur de la capitale jusqu’à la mer du Nord. Le balisage se fait par des panneaux « Kunststedenroute », visibles dans les deux sens de circulation : on peut donc la parcourir dans le sens qu’on veut, et surtout n’en faire que le tronçon qui nous intéresse.
Pour planifier votre itinéraire, vous pouvez utiliser votre application préférée (Strava, Komoot…) mais nous vous recommandons RouteYou qui est très bien renseignée sur les fameux “points-noeuds” qui jalonnent les pistes cyclables de Belgique ainsi que les déviations éventuelles. C’est grâce à eux que vous ne pourrez jamais vous perdre !
De notre côté, nous avons pris l’itinéraire en route, à Anvers, pour le suivre jusqu’à Bruges : 180 kilomètres sur les 332, soit un peu plus de la moitié. Nous n’avons donc pas vu Louvain ni Malines, en amont, et nous n’avons pas poussé jusqu’à Ostende, en aval.
C’est un découpage que nous recommandons volontiers. Faire l’intégralité en une semaine, c’est enchaîner sept villes sans avoir le temps d’en visiter aucune. Sur un premier voyage, mieux vaut choisir trois villes et leur laisser de la place — d’autant qu’en fauteuil roulant, une journée de visite prend rarement le rythme qu’on avait prévu.
Bon à savoir : de nombreux cafés et hébergements du parcours affichent le label « Bienvenue vélo », qui signale un accueil adapté aux cyclistes. Ce n’est pas un label d’accessibilité, mais il indique souvent un local à vélo et une certaine habitude des voyageurs de passage.
Notre itinéraire jour par jour
- Jour 1 · Arrivée à Anvers en Eurostar, découverte de la ville
- Jour 2 · Anvers → Termonde à vélo (63 km)
- Jour 3 · Termonde → Gand à vélo (41 km) + demi-journée à Gand
- Jour 4 · Journée à Gand : street art à vélo et cathédrale Saint-Bavon
- Jour 5 · Gand → Bruges à vélo (75 km)
- Jour 6 · Matinée à Bruges et retour vers Paris
Avant de partir : la logistique en fauteuil roulant
Rejoindre Anvers en train depuis Paris
L’Eurostar dessert Anvers directement depuis Paris, en un peu plus de trois heures. On descend en gare centrale, un bâtiment monumental qui donne d’emblée le ton de la ville.
La réservation de l’assistance et le tarif réservé aux voyageurs en fauteuil roulant demandent quelques précautions, que nous détaillons dans notre article dédié : voyager avec Eurostar en fauteuil roulant. Le retour se fait depuis Bruges, avec une correspondance à Bruxelles.
Louer un vélo adapté
C’est le point le plus délicat de la préparation, et il n’a rien de spécifique à la Flandre : trouver un vélo sur lequel je puisse pédaler en autonomie reste toujours compliqué. J’ai donc voyagé avec mon propre matériel, le Tribike E Plus, ce handbike qui vient se fixer sur le châssis de mon fauteuil. Nous l’avions déjà utilisé sur le Canal des Deux Mers, et nous détaillons son fonctionnement dans cet article.
J’avais aussi emporté ma Frontwheel, cette roue avant qui se fixe sur le fauteuil pour affronter les revêtements irréguliers, décrite dans notre équipement. Elle s’est révélée indispensable dans les centres historiques.
Myriam a loué un vélo électrique classique chez Cyclant, à la gare centrale d’Anvers. Un point à anticiper : la boutique ouvre à 10h, et la récupération a pris plus de temps que prévu. Nous ne sommes partis qu’à 11h15 pour une étape de 63 kilomètres. Prévoyez une marge le premier jour, ou renseignez-vous sur la possibilité de récupérer le vélo la veille.
Gérer sa batterie en handbike
Sur les trois étapes, j’ai roulé en permanence avec l’assistance au premier niveau. Ce n’est pas du confort : sans elle, je tourne autour de 8 km/h, et une étape de 75 kilomètres devient une journée entière sur le vélo. Avec, on tient une moyenne de 15 km/h, ce qui laisse le temps de s’arrêter, de manger, de profiter.
La contrepartie, c’est l’autonomie. Au ressenti, je tiens une soixantaine de kilomètres, or deux de nos trois étapes dépassent ce seuil. D’où une habitude prise dès le premier jour : on recharge pendant le déjeuner, systématiquement, même quand la batterie semble encore confortable. Une pause repas suffit largement à couvrir les derniers kilomètres.
Détail qui compte : le chargeur voyage avec nous, dans les sacoches. Quand on fait transporter ses bagages, tout ce qui sert pendant la journée doit rester sur le vélo. Un chargeur parti à l’hôtel du soir, c’est la recharge du midi qui saute.
Bonne nouvelle sur ce point : dans les deux restaurants où nous avons demandé à brancher la batterie, à Temse et à Damme, la réponse a été oui sans la moindre hésitation.
Visiter Anvers en fauteuil roulant
Se déplacer dans Anvers
Depuis la gare centrale, le tram 11 rejoint le centre historique. Mais selon le temps d’attente, il est souvent aussi rapide d’y aller à pied, en traversant la grande rue commerçante piétonne. Le revêtement est parfaitement roulant sur tout le trajet.
Si vous préférez le tram, sachez que le réseau De Lijn est accessible selon l’ancienneté des rames. L’information est signalée par un pictogramme fauteuil roulant sur le tableau d’affichage des arrêts : on sait donc avant de monter si le tram qui arrive est praticable.
Que voir à Anvers
À peine sortis du train, on en prend plein les yeux ! Anvers-Central est un chef-d’œuvre architectural inauguré en 1905. On se croirait dans une immense cathédrale qui accueille des trains. Elle est classée monument protégé en 1975 et elle ne vous laissera pas indifférent !
Ancien château fort dressé au bord de l’Escaut, Het Steen a été transformé en centre d’accueil des visiteurs et en parcours immersif sur l’histoire de la ville.
L’accès extérieur est bien pentu et nécessite de l’aide pour monter. Une fois à l’intérieur, en revanche, tout est de plain-pied et des ascenseurs desservent les différents niveaux. Le dernier point de vue, tout en haut, n’est accessible que par des escaliers mais une terrasse panoramique reste ouverte à tous (petit bémol : le parapet est assez haut et m’a empêché de voir la vue).
À la base cette ville portuaire de 500 000 habitants ne nous faisait pas rêver. Et pourtant Antwerpen nous a conquise ! Nous étions loin d’imaginer ce savant mélange entre tradition et modernité, le tout avec un dynamisme contagieux.
Comme dans toute ville flamande, on commence par sa Grand Place. La Grote Markt ne fait pas exception, elle est magique. On adore retrouver cette architecture si délicate à chaque fois que nous venons en Belgique. Ne manquez pas de flâner dans les ruelles alentours et notamment Vlaaikensgang.
Côté gastronomie, c’est un autre fil rouge de ce voyage ! Les moules et les frites ne sont pas les seuls ingrédients dans les frigos belges ! Anvers nous a ouvert l’appétit avec la terrasse incroyable du restaurant RAS pour profiter du coucher de soleil et d’un bon homard !
Où dormir ?
Emplacement idéal, sur les quais, à deux pas du centre historique et du départ de la voie cyclable.
Accessibilité : Accès totalement de plain-pied, et très facile. Les parties communes le sont tout autant. La chambre est grande, avec une douche à l’italienne. Pas de siège de douche adapté mais on m’a fourni une chaise de jardin.
J’ai pu ranger ma roue à la bagagerie sans difficulté, et remonter la batterie en chambre pour la recharger.
Où manger ?
🔹 Local Store : Chouette adresse avec une terrasse idéale, en plein soleil mais équipée de nombreux parasols : on trouve de l’ombre même en pleine chaleur. Accessibilité : Restaurant 100 % de plain-pied, toilettes accessibles.
🔹 Melt : Chouette adresse pour une glace non loin de la place centrale. Peu de choix mais que du bon ! Tarifs : 3, 5 ou 7€ si vous prenez 1, 2 ou 3 boules en cornet ou en pot
🔹 RAS : Superbe vue sur le fleuve et une très belle cuisine. nous avons craqué pour le homard ! Accessibilité : Accès par ascenseur, avec pas mal de pavés à franchir entre le trottoir et l’entrée. Toilettes adaptées.
Activités
Tarif : 7 €, gratuit pour l’accompagnant d’une personne en situation de handicap. Inclus dans l’Antwerp City Pass
Accessibilité : Toilettes PMR sur place
Étape 1 : Anvers ➡️ Termonde à vélo
63,3 km - 4h05 de vélo - D+ 127 m - 15,6 km/h de moyenne
On quitte Anvers en empruntant le tunnel Sainte Anne qui passe sous l’Escaut ! Un immense ascenseur permet de descendre quasiment 30 mètres sous terre pour passer de l’autre côté ! Très vite le paysage devient ce qu’il restera pendant trois jours : des voies cyclables larges, du plat à perte de vue, des champs et de l’eau.
Termonde n’est pas une ville d’art de l’itinéraire officiel : c’est notre étape intermédiaire. Elle permet de couper les 104 kilomètres qui séparent Anvers de Gand en deux journées inégales, 63 puis 41. Une journée longue, une journée courte, plutôt qu’une seule.
Effet secondaire appréciable : la journée de 41 kilomètres passe sous mon seuil d’autonomie, et devient la seule où la question de la recharge ne se pose pas.
Retrouvez cette étape sur Strava.
Les bacs sur l'Escaut : le point à connaître avant de partir
Deux traversées en bac jalonnent le parcours : une au kilomètre 45 de cette étape, et une seconde juste après le départ de Termonde le lendemain.
Le passage est gratuit, mais les rotations ne sont pas continues : on arrive et on attend, entre 30 minutes et 1 heure selon la saison. Autant l’intégrer au timing de la journée.
On descend vers le ponton par une rampe assez raide — il faut freiner franchement — puis on manœuvre tranquillement pour se placer face au bac. L’embarquement est simple et sans risque. C’est la remontée de l’autre côté qui pose problème : la pente est raide, et l’aide de Myriam y est indispensable. Sans elle, je ne passerais pas. Si vous voyagez seul, prévoyez de solliciter le pilote du bac ou les autres cyclistes présents à la traversée.
Abalona Hotel & Apartments
On a adoré le logement de cette étape à Termonde. On est à l’écart de la route donc aucun bruit pour troubler le repos après la journée de vélo ! Dans l’espace commun, tout y est : bières fraiches (avec et sans alcool), plats préparés maison à faire réchauffer… Et le mieux : tout est basé sur la confiance donc on note assidument ce que l’on consomme pour le régler le lendemain matin au check-out !
C’est un vrai bon plan si on ne veut pas ressortir 😉
Où dormir ?
🔹 Abalona Hotel & Apartments : Très chouette endroit, à 2 kilomètres de la voie verte et à 15 minutes du centre-ville à vélo. Le trajet passe par un pont avec une bonne montée, que j’ai franchie seul sans difficulté.
Grande chambre accessible de plain-pied, salle de bain spacieuse. Le siège de douche fourni était trop petit : on m’a donné une chaise en plastique. La barre d’appui de la douche est mal placée et ne sert à rien ; il y en a une seconde à côté des toilettes.
Nous avons pu poser le vélo devant la chambre sans risque, et un local sécurisé est disponible si besoin. Recharge de la roue sans problème.
Petite marche pour accéder à la salle de petit-déjeuner. Le buffet est accessible, et l’équipe propose des préparations supplémentaires en cuisine.
Où manger ?
Déjeuner et recharge à Temse
🔹 Kai22 : Notre arrêt déjeuner le long du fleuve.
Accessibilité : Accès facile par une rampe, toilettes accessibles. Les plats ne sont pas incroyables mais font largement l’affaire. Recharge de la roue acceptée sans aucun problème.
Où manger à Termonde
🔹 Mirage : Très bonne adresse. Une petite marche pour entrer, mais l’équipe dispose d’une rampe si besoin. Toilettes accessibles.
Étape 2 : Termonde ➡️ Gand à vélo
41,2 km - 2h45 de vélo - D+ 64 m - 14,9 km/h de moyenne
La journée démarre avec le second bac qu’on attend presque 30 minutes 😅
Pas de pause déjeuner sur cette étape : sous les 60 kilomètres, la recharge n’est pas nécessaire. On arrive à Gand en début d’après-midi, avec tout le temps de poser les affaires et de commencer à découvrir la ville.
Retrouvez cette étape sur Strava.
Visiter Gand en fauteuil roulant
Gand est une ville cachée au coeur de la Flandre qu’on oublie souvent au profit de Bruges. On a adoré découvrir son ambiance, ses canaux et son street-art !
Lors de vos déplacements dans le centre historique, que ce soit à vélo ou en fauteuil roulant, faites attention aux rails de tram dans lesquels vos roues peuvent se coincer et causer une chute.
La ville met par ailleurs à disposition plusieurs ressources : l’application On Wheels, le parcours accessible Gent on Wheels, et un guide d’accessibilité dédié sur le site de Visit Gent.
Le street art à vélo avec Ferdinand Feys
C’est la plus belle surprise du séjour, et un format qu’on n’avait jamais expérimenté ailleurs : une découverte du street art gantois à vélo, guidée par un connaisseur et ami de nombreux artistes de la scène locale.
La bonne nouvelle : Ferdinand a adapté son parcours pour qu’il soit le plus plat possible. Résultat, quelques pavés bien plats et uniquement des pistes cyclables goudronnées. Tout est accessible, y compris pour quelqu’un qui roulerait simplement en Frontwheel, ou même sans roue avant. On est parti pour un peu plus de 2h30 de déambulation sur un parcours de 8 kilomètres.
Gand est un véritable terrain de jeu et espace de création pour les artistes. On y trouve de très belles oeuvres, dont certaines monumentales et d’autres plus cachées. On avait entendu parler de la ruelle aux graffitis mais le reste de la ville vaut vraiment le détour. L’office de tourisme a préparé plusieurs parcours dédiés et le plan complet est ici. Que ce soit à pied, ou en vélo, il y a une balade adaptée pour vous. On vous recommande de le faire en vélo afin de pouvoir sortir des artères du centre et aller découvrir des quartiers plus éloignés.
Ferdinand nous a fait une petite surprise ! Il connait notre passion pour le street-art et lors de la visite, il nous a emmené sur un skate park où les murs sont en libre accès. Avec 2 pochoirs, on a recréé l’une de nos photos iconiques prise à Hossegor ! Je ne suis pas sûr qu’il soit encore là à l’heure où j’écris ces lignes 😉
Où dormir ?
🔹 Hotel Den Briel : Hôtel accessible de plain-pied, salle de petit-déjeuner facile d’accès. Et une trouvaille qu’on ne voit jamais mentionnée nulle part : une salle de sport accessible, avec du matériel utilisable en fauteuil.
L’ascenseur est assez grand pour monter le vélo de Myriam directement en chambre, et ma roue y a trouvé sa place sans difficulté.
Accessibilité : Douche à l’italienne, avec un vrai siège de douche fourni, doté d’un dossier et d’accoudoirs.
À 15 minutes à pied du centre-ville, quelques minutes à vélo. Le revêtement du trajet est facile, et on peut rouler sur la chaussée, peu fréquentée.
Où manger ?
🔹 Bar Bassie : Super spot et cuisine vraiment bonne, sur le rooftop du Wintercircus.
Accessibilité : L’accès se fait facilement par un ascenseur qui débouche dans la réserve du restaurant. Ce n’est pas incroyable, mais au moins l’accès existe et il est simple. La terrasse est superbe, avec quelques tables facilement accessibles. Toilettes accessibles. Réservation possible uniquement à partir de 6 personnes, par WhatsApp. En dessous, on se présente sans réserver. Notre conseil : appelez tout de même en amont en précisant que vous êtes en fauteuil roulant.
🔹 De Wilde Weide : Chouette adresse avec une terrasse dans le cadre agréable du parc au pied du musée d’art contemporain. On y mange bien.
Accessibilité : Pour les toilettes accessibles, il faut contourner le bâtiment et entrer par le musée : elles se trouvent au niveau -1, desservi par ascenseur.
🔹 ROK – Hal 16 : Une adresse qui change, installée dans un ancien entrepôt du port, avec une immense terrasse et de grandes tables en bois. On commande au bar et les serveurs peuvent apporter les bières à votre table. La carte propose une liste impressionnante de bières et des viandes remarquables pour les accompagner.
Accessibilité : Toilettes accessibles. Nous y sommes allés à vélo en quelques minutes depuis l’hôtel.
Activités
🔹 La cathédrale Saint-Bavon et l’Agneau Mystique
Un édifice gothique qui abrite le retable des frères Van Eyck, l’une des œuvres majeures de la peinture flamande.
Tarifs : 16 € la visite en réalité augmentée avec accès au retable (60 min), 12,50 € pour le retable seul (25 min), 8 € pour les moins de 12 ans. Aucun tarif PMR ou accompagnant n’est affiché. Réduction de 10 € avec la CityCard Gent, sur réservation en ligne préalable uniquement.
Accessibilité : Une rampe permet d’entrer, puis un ascenseur dessert les différents espaces. La visite en réalité augmentée, avec casque, se déroule au niveau -1 : elle est 100 % accessible, comme le reste de la cathédrale
Étape 3 : Gand ➡️ Bruges à vélo
75,5 km - 5h05 de vélo - D+ 132 m - 14,8 km/h de moyenne
La plus longue étape mais pas pour les raisons qu’on croit. Le dénivelé reste dérisoire. Ce qui fatigue, c’est le revêtement.
À partir du kilomètre 55 environ, plusieurs tronçons pavés d’environ un kilomètre chacun se succèdent jusqu’aux abords de Damme. Et ce n’est pas une difficulté liée au fauteuil : c’est vraiment inconfortable pour tout le monde, y compris pour un accompagnant à vélo classique.
Certains de ces tronçons sont incontournables. D’autres proposent une bande roulante de chaque côté de la chaussée pavée. La chaussée étant bombée, ces bandes latérales sont en dévers permanent, ce qui crée un déséquilibre plus pénible à gérer que les pavés eux-mêmes. J’ai préféré rouler sur les pavés. Bonne nouvelle malgré tout : malgré les secousses, rien ne s’est desserré sur le matériel.
Retrouvez cette étape sur Strava.
Pause à Damme
🔹 De Uilenspiegel : Arrêt mérité pour de bonnes assiettes de frites et une bière sans alcool pour pour reprendre des forces, à une dizaine de kilomètres de Bruges tout en regardant les cigognes installées sur le toit d’en face.
Accessibilité : Accès de plain-pied à la terrasse comme à l’intérieur, toilettes accessibles, et de nombreuses prises pour recharger la roue ou son vélo électrique.
L’arrivée à Bruges par la voie verte est ensuite d’une simplicité totale.
Visiter Bruges en fauteuil roulant
Après 180km de vélo sur la Véloroute des Villes d’Art en Flandre, on arrive enfin à Bruges, l’un des joyaux de la couronne belge. On est venu en 2018 et on super contents de la redécouvrir !
Le centre historique, tôt le matin
L’idéal pour visiter le centre historique est de se lever avec le soleil. Les rues sont vides et on peu se promener sans avoir à se faufiler au milieu de la foule de touristes sur des pavés. Situé juste derrière le Beffroi, l’hôtel Martin’s Brugge est parfait comme point de départ. N’oubliez pas votre roue avant pour ne pas être gêné par les pavés.
À l’heure où tout le monde dort encore, on profite des canaux et de son coeur historique sans un bruit ! On a eu un coup de ❤️ pour le quai du Rosaire.
Où dormir ?
En plein cœur du centre historique, à deux pas du Burg. Astuce d’accès : on peut monter sur le trottoir depuis l’angle de la rue, ce qui évite celui situé juste devant l’hôtel.
Accessibilité : L’établissement a été réaménagé et gagne en accessibilité. La chambre est de bonne taille, et on y accède par des rampes dont l’angle est bien calculé : je les passe seul sans difficulté. Le vélo de Myriam a été rangé au parking sécurisé.
Deux sièges de douche sont fournis. Le premier s’accroche à la barre d’appui : bien pensé, mais pas assez profond pour moi qui ai de grandes jambes. Le second a de petites roues, qui obligent à se faire pousser et il a un dossier et des accoudoirs.
Où manger ?
🔹 Plaza Café : Une bonne adresse, un peu guindée, à deux pas de l’hôtel. Les plats sont généreux. La terrasse est très agréable et facile d’accès.
Accessibilite : Toilettes adaptées.
🔹 Bar Brusk : Au cœur du musée, avec un système de service autonome et un prix calculé au poids. On se sert très facilement, et l’équipe se tient derrière le comptoir en cas de besoin.
Accessibilite : Intérieur de plain-pied, accès terrasse identique, toilettes accessibles et adaptées.
Activités
🔹 Brusk : Installé dans le quartier des musées, BRUSK est la dernière grande ouverture culturelle de la ville.
Tarifs : 20 € plein tarif, 15 € pour les moins de 26 ans, 10 € pour les moins de 18 ans, gratuit pour les moins de 13 ans. Attention : fermé le lundi. Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h du 1er avril au 2 novembre, et de 9h30 à 17h le reste de l’année.
Accessibilité : Tout est de plain-pied pour y accéder, et un ascenseur dessert les différents étages. Toilettes PMR sur place. Chouette musée, expositions vraiment sympas.
Six jours, 180 kilomètres, trois villes d’art, et une certitude : c’est probablement l’itinérance à vélo la plus abordable qu’on ait faite en fauteuil roulant. Le relief ne se fait jamais sentir, les voies cyclables sont larges et continues, les villes sont proches les unes des autres et chacune vaut le détour.
En arrivant à Bruges, on avait qu’une envie : continuer. Suivre la véloroute jusqu’au bout, pousser jusqu’à Ostende et aller voir la mer du Nord. Ce sera pour la prochaine fois à ne pas manquer !
Voyage réalisé en partenariat avec Visit Flanders


