×

16 octobre 2019

Cuzco et le lac Titicaca : une nature chargee d’histoire(s)

Temps de lecture : 12 minutes

Retrouvez la vidéo de notre voyage au Pérou ici.

Après avoir quitté Lima le 6 septembre et parcouru plus de 2000km à travers le Pérou (voir notre article précédent) nous partons d’Arequipa en direction de Cuzco où nous arrivons à la nuit tombée. Au-delà de l’attrait de la ville en elle-même, Cuzco sera notre camp de base pour explorer sa région avant de poursuivre notre périple vers la frontière bolivienne et le lac Titicaca.

Sixième étape (2 jours, 1 nuit) : sur les marches du Machu Picchu

Nous dormons à Cuzco avant de filer vers notre premier objectif majeur en Amérique du Sud : le Machu Picchu ! Nous partons le lendemain en début de matinée pour Aguas Calientes, point de départ de notre « Grande Ascension ». Nous y passons la nuit et ne rentrerons que le lendemain à Cuzco après avoir exploré la fameuse cité Inca.

Pourquoi le Machu Picchu ?

A 2400 mètres d’altitude, le Machu Picchu est une cité Inca qui a été abandonnée lors de la chute de l’Empire à l’arrivée des colons espagnols. Caractérisé par ses terrasses agricoles et les ruines de ses lieux de culte, le site a été redécouvert par Hiram Bingham, un archéologue américain, en 1911. S’il n’est pas le premier à avoir constaté l’existence de ruines à cet endroit, il est en revanche le premier à y entreprendre des fouilles et à révéler au grand jour l’étendue de cette cité exceptionnelle par sa taille et sa situation géographique !

Aujourd’hui classée au patrimoine de l’UNESCO, cette citadelle est devenue un lieu mythique, et on comprend pourquoi ! Perchées à flanc de montagne au cœur de la jungle, les ruines offrent un spectacle à couper le souffle que l’on rêve de contempler… Comme tout le monde, nous direz-vous… Sauf que non, pas tout à fait ! L’envie que nous avons de découvrir ce site est teintée d’un petit sentiment de défi !

Lorsque nous y pensons pour la première fois, nous dressons un portrait du lieu : son altitude, sa situation, ses centaines de marches… Pendant une seconde, nous envisageons de ne pas passer par cette étape pendant notre voyage. Et puis la seconde passe, et nous sommes convaincus que ce n’est même pas envisageable : on ira, un point c’est tout ! Maintenant, reste à savoir comment…

Infos pratiques

Comment y accéder ?

Il n’y a que deux façons de se rendre au Machu Picchu : à pied, ou en bus !

 A pied :

– Pour les amateurs de randonnée, le mythique Inca Trail permet de rejoindre le site par des treks de deux ou quatre jours en général… Beaucoup de dénivelé et pas mal de marches : pas pour nous donc, même si on était très tentés !

– Si vous manquez de temps mais que vous voulez marcher quand même, un chemin part d’Aguas Calientes et permet de rejoindre l’entrée du Machu Picchu en 1h30 de marche environ : attention, il est raide ! Là encore, l’ascension est constituée en bonne partie de marches : on le recommande plutôt à la descente pour profiter au mieux de la visite sans la fatigue de la montée (d’après des témoignages d’autres voyageurs, nous ne l’avons pas fait…).

En bus :

Une seule compagnie a le monopole du trajet depuis Aguas Calientes depuis des années. Les bus partent dès qu’ils sont pleins (donc très régulièrement) en face du dernier pont en bas de la ville. Le trajet dure 20 minutes environ et un billet aller et retour vous coûtera 24USD : pensez à l’acheter la veille au même endroit (il faut être muni de son passeport pour l’achat). A noter qu’il n’est pas accessible (trois bonnes marches pour monter), il faudra que l’on vous porte à bord si vous ne passez pas par l’une des entreprises dont on vous parle plus bas…

Pour vous rendre à Aguas Calientes, pas le choix : le seul moyen de transport qui dessert la ville est le train (les rails passent d’ailleurs au beau milieu des rues) ! Depuis la gare de Poroy (20 à 30 minutes de Cuzco en taxi en fonction du trafic, 40 Soles environ), Perurail propose différentes gammes de trains pour un trajet de 3h30 jusqu’à Aguas Calientes. Nous choisissons le Vista Dome, un train intégralement vitré qui permet de profiter au mieux des paysages que l’on traverse sur la route (95 USD par personne pour un aller simple).

En fauteuil : le train n’est pas vraiment accessible… Et on pèse nos mots ! A l’arrivée à la gare, il faut se présenter au contrôleur pour qu’il installe une rampe d’accès. Mais elle est très pentue et même une fois installée, il reste une marche d’une bonne trentaine de centimètres à franchir ! Les couloirs sont par ailleurs bien étroits (une soixantaine de centimètres) : prévoyez des bras pour vous aider à monter et à vous transférer si vous ne pouvez pas vous lever ! L’équipe du train est en revanche très disponible et toujours prête à rendre service… Très appréciable !

Pour les plus petits budgets, il est également possible de prendre des bus qui amènent à quelques kilomètres d’Aguas Calientes… Mais il vous faudra alors finir à pied !

Horaires et réservation

Le site du Machu Picchu est ouvert au public de 6 heures à 17 heures sans interruption. Il est nécessaire de réserver bien en avance ! Très prisé, il ne peut accueillir « que » 2500 visiteurs par jour (contre les 1000 recommandés par l’UNESCO pour mieux le préserver…). Les billets s’achètent en ligne sur le site https://www.machupicchu.gob.pe/inicio (152 Soles par personne, soit une quarantaine d’euros) : il vous faudra choisir votre horaire d’entrée !

Celui de 6 heures du matin, particulièrement demandé, vous permettra de voir le lever du soleil sur le site… Mais vous y croiserez des foules de visiteurs ! Moins fréquentés, les créneaux de l’après-midi permettent de profiter du site un peu plus au calme (cela reste très relatif) mais n’ont pas le même panache… A vous de voir !

Infos utiles en fauteuil

Joyau de la culture péruvienne et classé au patrimoine de l’UNESCO, le site fait l’objet de mesures de préservation de plus en plus drastiques. Fixées par le gouvernement péruvien, les règles d’accès pour fauteuils roulants sont évolutives et cela mérite de se renseigner en avance si vous souhaitez vous y rendre.

A ce jour, voici ce que nous en retenons :

– Vous pouvez accéder au site avec votre propre fauteuil si vous le souhaitez (attention : pente d’accès très raide, prévoyez de l’aide !). Au vu du nombre de marches, votre visite sera néanmoins limitée à un point de vue (le premier, environ 100 mètres après l’entrée) si vous choisissez cette option. Afin de ne pas abîmer le site et de limiter les risques pour les personnes à mobilité réduite, il ne vous sera pas possible d’improviser une visite en étant porté par des amis par exemple… Un matériel spécifique est donc recommandé si vous voulez aller un peu plus loin !

– Il est possible de visiter le site en joëlette, mais cela reste très encadré : des itinéraires spécifiques sont prévus sur le site ! L’avantage : on est à contrecourant par rapport aux autres visiteurs la plupart du temps (donc plus au calme)… L’inconvénient : la portion du site dans laquelle on peut circuler reste limitée (environ 2 heures de visite possible sur place contre 4 ou 5 heures lorsque l’on a accès à tout le site). C’est important à savoir, surtout au regard des du budget que représente une visite du site en joëlette !

– A notre connaissance (d’autres existent peut-être), trois entreprises sont aujourd’hui habilitées à proposer des visites du Machu Picchu en Joëlette :

  • Latin America for All: tours packagés dans des offres plus globales de voyages 100% accessibles au Pérou,
  • Wheel the World : au choix, tours packagés ou simple accès au site en fonction de ce que vous souhaitez faire avant et après,
  • Accessible Travel Peru : le site est inclus dans un tour packagé du Pérou, mais des demandes spécifiques peuvent être faites pour aménager votre propre programme si vous le souhaitez.

– Enfin, au moment où nous le visitons, les accès aux joëlettes sont limités à l’horaire de 14h pour éviter les foules… Depuis peu ! Nous avons réservé notre billet d’entrée à 6h du matin pour assister au lever du soleil et sommes contraints de le changer en dernière minute pour nous conformer à cette nouvelle réglementation…

Les plus

La joëlette utilisée est simple et confortable. Avec une roue unique, elle permet d’accéder à des passages sinueux et de monter les marches irrégulières pour une visite la plus étendue possible ! En plus des trois personnes qui la « pilotent », le guide est inclus dans le prix et il nous raconte l’histoire des ruines et le fonctionnement de l’ancienne cité

Les moins

Pierre est assez peu à l’aise avec le côté passif de la joëlette, qui ne permet pas d’évoluer de manière autonome dans le site. Malgré la disponibilité des accompagnants pour la déplacer au gré des demandes, cela reste un peu frustrant quand on n’a pas l’habitude ! Le point majeur selon nous reste le prix (et cela est valable pour les trois entreprises citées ci-dessus) : comme pour beaucoup d’agences de tourisme spécialisées dans les voyages accessibles, les tarifs peuvent paraître exorbitants (plusieurs milliers d’euros en fonction des options choisies) ! Ils s’expliquent en partie par le prix du matériel utilisé et le cas échéant des hôtels choisis mais restent malheureusement rédhibitoires pour beaucoup de personnes…

Malgré ces réserves, nous passons un moment magique à parcourir les marches de cette cité mythique, avec en toile de fond les montagnes brumeuses recouvertes de jungle : absolument incroyable, on ne regrette pas notre choix !

Fernando, Francisco et Michael d’Accessible Travel Peru

Où dormir ?

Nous choisissons l’hôtel Casa Andina pour passer la nuit. Le problème d’Aguas Calientes, c’est que la ville ne fonctionne qu’avec le tourisme lié au Machu Picchu. Comme pour les transports et l’entrée du site, les prix sont donc plutôt en hausse permanente… Il faut donc prévoir un certain budget pour l’hébergement comparé au reste du Pérou (ici, 125€ la nuit pour deux personnes, petit déjeuner compris). Nous apprécions en revanche que l’hôtel se situe dans l’une des seules rues plates de la ville (la voie de chemin de fer passe devant la porte d’entrée, le reste de la ville est accroché à flanc de montagne) et proche du lieu où l’on prend les bus. La vue sur la rivière depuis la chambre et la salle de petit déjeuner ne gâche en rien notre plaisir… La salle de bains non accessible un peu plus, mais on commence à avoir l’habitude !

Où manger ?

La ville regorge de restaurants (qui se targuent plus ou moins tous d’être numéro 1 sur Trip Advisor), d’une qualité très variable. Nous choisissons de dîner au Mapacho, qui a deux avantages : 

  1. Il est à deux pas de notre hôtel. 
  2. Il propose un large choix de bières artisanales ! Le ceviche y est par ailleurs excellent et la carte est variée : une bonne adresse !

Nous prenons le train d’Aguas Calientes en direction de Cuzco à 17h30 après cette aventure hors du temps. Les paysages exceptionnels observés la veille se noient désormais dans la nuit qui tombe, mais les souvenirs de cette journée qui tournent en boucle dans nos têtes occupent de toute façon tout l’espace…

Aguas Calientes
Septième étape (1 jour) : dans la Vallée Sacrée

Nous nous remettons de nos émotions et dormons une nouvelle nuit à Cuzco avant de repartir le lendemain matin dans la Vallée Sacrée. Soucieux de pouvoir accéder aux sites archéologiques, nous demandons à Accessible Travel Peru de nous accompagner à nouveau pour cette exploration ! Une expérience en demi-teinte, plusieurs sites étant finalement accessibles avec un peu d’aide sans réel besoin d’une joëlette… Nous en garderons néanmoins un souvenir impérissable !

La Vallée Sacrée : c’est quoi ?

Dans la culture Inca, trois éléments occupent une place prépondérante : la Terre (Pachamama ou Terre-Mère), l’eau et le soleil. Ces croyances se déclinent dans chaque composante de la nature, qui a un rôle et un esprit qui lui sont propres. Les montagnes protectrices qui entourent la vallée de l’Urubamba lui offrent ainsi de multiples micro-climats favorables qui permettent à l’agriculture de prospérer, ce qui lui vaut son nom de Vallée Sacrée.

Les Incas y ont donc élu domicile et ont construit de nombreux sites agricoles, religieux et militaires dont on peut aujourd’hui observer les ruines. Envahie par les espagnols après la conquête de Cuzco, la Vallée Sacrée offre également l’opportunité de découvrir différents villages à l’architecture coloniale : il y en a pour tous les goûts !

En une journée de visite (8h – 19h, les distances sont longues !), nous découvrons quatre de ces sites archéologiques et sommes émerveillés par ce que nous voyons…

Les terrasses de Pisac
Infos pratiques

Combien de temps ?

La visite de la Vallée Sacrée en une journée est un peu courte pour bien profiter des sites archéologiques et des villages (il faut compter un peu plus d’une heure de route depuis Cuzco pour accéder aux premiers sites). Nous avons privilégié les ruines, mais aurions été prêts à prendre une journée de plus pour mieux découvrir ce que l’endroit avait à offrir (quitte à passer une nuit sur place, de nombreux hébergements étant disponibles).

Visite guidée ou pas ?

On peut accéder à l’ensemble des sites de manière autonome, mais les panneaux explicatifs sont rares, voire inexistants : prendre un guide est un bon moyen d’en apprendre plus sur les endroits que l’on visite, leur histoire et leur fonctionnement !

Où manger ?

Pour couper la journée, nous déjeunons à une vingtaine de minutes de route d’Ollantaytambo, dans le restaurant Don Angel. Un buffet varié et abondant qui garantit un repas rapide avant de repartir sur la route : parfait pour ce que l’on cherchait !

Le site d’expérimentation agricole de Moray
On recommande

1.  Moray (1h)

Un site d’expérimentation agricole construit par les Incas pour recréer différents microclimats à l’aide de terrasses circulaires… Le concept tient du génie : aussi esthétique que brillant !

En fauteuil : les deux premiers points de vue peuvent être atteints relativement facilement avec un fauteuil classique, une troisième roue et éventuellement un peu d’aide (terrain plat, chemin légèrement caillouteux). La pente pour descendre sur les terrasses est en revanche bien raide mais la vue est de toute façon plus impressionnante d’en haut !

 2. Maras (1h)

Des salines encore exploitées aujourd’hui par les habitants du coin ! Au cœur des montagnes ocre et fauve, les terrasses blanches accrochées à flanc de falaises offrent un spectacle à voir une fois dans sa vie (on peut y aller en fin de journée pour apprécier la lumière rasante, mais n’attendez pas trop pour profiter de la luminosité : les terrasses sont à l’ombre dès que le soleil commence à baisser).

A noter : pour des raisons de préservation du site, on ne peut plus marcher sur les terrasses : on profite donc de la vue depuis un promontoire à l’extérieur.

En fauteuil : le point de vue le plus proche des salines n’est pas accessible (plusieurs marches pour y accéder). On dispose en revanche d’une belle vue en descendant par la route (plutôt une piste), qui est praticable avec une troisième roue. Attention à la remontée en revanche : la pente est raide ! De l’aide vous sera certainement nécessaire…

3. Ollantaytambo (2 à 3h)

Une cité célèbre pour ses temples et son système d’irrigation, témoin des connaissances agricoles poussées des Incas. Le site se décompose en deux parties : les ruines du village en bas et des terrasses traversées par un escalier vertigineux qui vous emmènera à un point de vue incroyable sur la vallée.

La ville d’Ollantaytambo a par ailleurs un charme fou avec ses ruelles parcourues par des canaux d’irrigation !

En fauteuil : joëlette ou non, seule la partie basse vous sera accessible (l’escalier est trop raide pour être pratiqué en toute sécurité) ! Pour celle-ci, un fauteuil classique est amplement suffisant (avec une troisième roue pour plus de confort, mais elle n’est pas obligatoire) : le site est aménagé avec de nombreuses rampes (artisanales, certes, mais des rampes quand même), avec dans le pire des cas une marche à franchir pour évoluer dans l’ancien village. La ville est, elle, intégralement conçue en pavés… Il vaut mieux arpenter les rues avec une troisième roue et demander un coup de pouce lorsqu’elles sont trop en pente.

4.  Pisac (2 à 3h)

Quoiqu’incomparables au Machu Picchu, les ruines de Pisac ont un charme certain. Leur principal intérêt selon nous : les impressionnantes terrasses semi-circulaires à l’entrée du site et les tombes Incas creusées dans la roches au pied de l’ancien village…

En fauteuil : les deux éléments cités ci-dessus sont accessibles en joëlette, mais le village est perché sur la colline et les guides ne vous autoriseront pas à tenter l’aventure… Seules deux volées de quelques marches permettent d’accéder à la partie basse du site : avec un fauteuil classique et quelques bras, cela nous semble tout à fait possible. Si c’était à refaire, c’est d’ailleurs l’option que nous choisirions !

Les salines de Maras
Huitième étape (1 jour, 2 nuits) : Cuzco, capitale des Incas

Perchées à 3400 mètres d’altitude, Cuzco a été construite à flanc de montagne par les Incas dont elle a longtemps été la capitale avant l’arrivée des espagnols puis le principal bastion de rébellion avant la chute de l’Empire. Dans les ruelles pentues de la ville se mélangent aujourd’hui vestiges de temples Incas et bâtiments à l’architecture coloniale : une merveille à découvrir !

Infos pratiques

Où dormir ?

Nous logeons au Novotel pour les trois nuits que nous passons en tout dans la ville (avant et après notre escapade au Machu Picchu). Bien qu’il existe des hébergements plus abordables dans la ville, cet hôtel est l’un de nos coups de cœur au Pérou !

On apprécie particulièrement :

  • Son architecture coloniale qui donne au hall d’entrée (dans lequel on peut dîner et prendre le petit déjeuner) un charme fou,
  • L’accueil chaleureux de son équipe, de très bon conseil et toujours prête à rendre service,
  • Son accessibilité (pour de vrai cette fois, jusqu’à la salle de bains 100% aménagée et sans marche dans la douche : une première depuis notre arrivée et c’est très reposant) !

Où manger ?

Pour un déjeuner très local, nous faisons une pause chez Egos. Le menu du jour (soupe de « légumes » à base de quinoa et de pommes de terres, deux options pour le plat et un jus de maïs) vous coûtera 12 Soles, soit moins de 4€… Dans la très petite salle se succèdent à une vitesse impressionnante des cusquéniens de tous âges, ainsi que de rares touristes.

Le soir, on profite d’un repas un peu plus long pour déguster d’excellentes viandes chez Uchu : plutôt cher pour la ville, mais l’un des meilleurs restaurants de notre parcours au Pérou !

Cuzco et son architecture coloniale
On recommande

1. Déambuler sur les nombreuses places à l’architecture coloniale

Avec leurs façades blanches et leurs balcons en bois sculptés, les maisons de Cuzco ont un charme particulier. On apprécie particulièrement la Plaza das Armas, bordée de monuments impressionnants, la Plaza Regocijo et la Plaza San Francisco, plus intimes mais tout aussi esthétiques 

2. Admirer les vestiges Incas et leurs murs en pierres de taille

Sous des constructions plus récentes, les anciens murs de la cité transparaissent au détour de certaines ruelles. Ne manquez pas la fameuse « Piedra de los 12 ángulos » (la pierre à 12 angles) dans la Calle Hatunrumiyoc, sculptée à la main et unique en son genre.

3. Flâner dans le marché San Pedro

Un joyeux mélange de produits frais, d’artisanat et d’herbes sèches en tous genres dans les odeurs de cuisson des stands de cuisine à emporter ! En somme, un joli moment de vie locale où il fait bon se promener à l’ombre avant de poursuivre sa visite de la ville…

Nous quittons Cuzco le soir après une journée de visite intense en direction de Puno ! Huit heures de bus de nuit nous attendent avant cette prochaine étape.

Les ruelles de Cuzco et son marché
Neuvième étape (1 jour) : les îles flottantes du lac Titicaca

Puno sera notre étape la plus « express » du Pérou : la ville n’a pas grand intérêt en elle-même et nous prévoyons de traverser la frontière bolivienne en milieu de journée… Arrivés à 6 heures du matin, nous décidons donc de prendre une excursion de deux heures pour aller visiter les fameuses îles flottantes du lac Titicaca (35 Soles par personne, soit environ 10€) avant de reprendre le bus qui nous amènera à la frontière.

Iles flottantes ?

Aujourd’hui encore habitées par les Uros, qui y vivent selon leurs traditions ancestrales, ces îles sont construites de toutes pièces à base couches de roseaux coupés successives amarrées à des roseaux sauvages ! Des villages entiers ont émergé sur le lac, dont les habitants vivent de la pêche… et du tourisme ! Les enfants y vont à l’école primaire et partent étudier à Puno lorsqu’ils atteignent l’âge du secondaire

Les Uros et leurs embarcations traditionnelles
Ce qu’on en a pensé

On ne va pas se mentir, l’excursion est très touristique. Le bateau nous dépose sur l’une des îles, dont le président nous fait une présentation. On trouve passionnantes les explications sur les modalités de construction de ces îles flottantes, mais on apprécie moins (bien qu’on la comprenne) l’insistance des habitants pour nous proposer des souvenirs à acheter ou nous vendre une promenade en bateau traditionnel…

L’accueil est néanmoins extrêmement chaleureux et nous sommes touchés par ce mode de vie hors du commun et la générosité avec laquelle les Uros veulent bien le partager.

A noter : nous prenons le bateau à 6h30 du matin pour atteindre les îles aux alentours de 7h. Premiers sur place, nous apprécions à la fois le calme grandiose du lac pendant le temps du trajet et le fait d’observer des moments de vie authentiques à notre arrivée. Le retour est bien différent : à notre départ à 8h30, nous croisons une bonne quinzaine de bateaux de toutes tailles dans le chenal de roseaux qui mène aux villages. L’odeur d’essence, le bruit et les flux incessants de touristes qui accostent sur les îles nous font bénir notre horaire de départ : on vous recommande chaudement de vous lever tôt si vous voulez profiter de votre expérience !

En fauteuil : du début à la fin, cette excursion n’a rien d’accessible. Au sens strict en tout cas ! Sauf que… Comme depuis le début de notre séjour, la gentillesse des personnes que nous croisons dépasse très largement les notions classiques d’accessibilité. Notre guide porte Pierre et demande à ses collègues de l’y aider : dans les marches qui mènent au ponton, sur le bateau… Puis du bateau aux îles, dont le sol est confectionné en roseaux (vous roulez donc dans de la paille meuble…). Après tout et selon ses propres mots : « Tu es venu jusqu’ici, ce n’est pas pour rester sur le bateau, si ? ». En effet… Une expérience dont on a donc profité à 100% !

Iles flottantes et roseaux sur le lac Titicaca
EN SYNTHÈSE, PASSER PAR UN AGENCE DE TOURISME « ACCESSIBLE » AU PÉROU : ON EN PENSE QUOI ?​

Au Machu Picchu puis dans la Vallée Sacrée, nous expérimentons les voyages accompagnés avec Accessible Travel Peru : une première pour nous ! Voici ce que nous en avons pensé :

Les plus

Dans un pays comme le Pérou où les sites touristiques sont très peu voire pas du tout accessibles, certaines expériences requièrent un accompagnement ou un matériel spécifique pour aller plus loin. L’accès en fauteuil au Machu Picchu par exemple est très réglementé… Et très difficile ! Au vu de l’expérience que nous y avons vécue, nous sommes ravis d’avoir fait appel à une agence spécialisée, sans laquelle nous n’aurions pas pu profiter autant du site (malgré les inconvénients personnels que nous avons pu y trouver) : un vrai succès !

Passer par ce type d’organisme, c’est aussi la garantie d’avoir une prise en charge adaptée à tous vos besoins : transports, hôtels, activités… Une sérénité totale si l’inconnu vous inquiète !

Les moins

La joëlette est un équipement idéal pour les Personnes à Mobilité Réduite dont les déplacements sont difficiles sur des terrains accidentés. Nos conditions physiques respectives et l’équipement de Pierre nous permettant de passer de nombreux obstacles, nous y avons pour notre part trouvé un côté frustrant en fonction des sites visités. Pour éviter cette frustration si vous êtes dans notre cas, n’hésitez pas à en parler à vos guides (voir les informations ci-dessus sur les sites visités) : en cas de demande, ils accepteront sûrement volontiers de vous laisser visiter avec votre propre fauteuil s’ils pensent que cela est faisable.

Par ailleurs et comme indiqué plus haut, le budget reste le problème principal de ces tours selon nous…

En synthèse, nous vous recommandons de choisir soigneusement vos excursions accompagnées en fonction de votre condition physique / degré d’autonomie, de votre budget… Et de vos priorités ! Quitte à dépenser beaucoup pour aller au bout d’une expérience, autant qu’elle soit inoubliable ! Vous ne serez satisfaits que si vous arrivez à trouver le juste équilibre entre les « contraintes » qu’une telle agence vous impose et la valeur ajoutée que vous y trouvez pour vivre votre expérience…

Fresque murale à Copacabana, Bolivie
Dans notre prochain article…

Notre périple péruvien touche à sa fin et nous passons la frontière bolivienne après deux heures de route. Un bus de Bolivia Hop (voir notre article précédent) nous y attend et nous dépose à Copacabana, première escale dans ce nouveau pays que nous sommes impatients de découvrir ! Nous y passerons deux jours avant de partir pour La Paz, puis le Sud du pays, ses lagunes, ses geysers… Et son Salar !